
Aux côtés de la Fondation BNP Paribas, le lieu unique a construit pour la première fois en 2017 un festival autour des musiques pour piano et claviers.
Pour cette troisième édition, dans toute la ville de Nantes durant une semaine, une trentaine d’événements mettront en scène des concerts et performances proposant un parcours curieux qui mêle jazz, musique classique, pop, électro, musique expérimentale et création contemporaine.
Avec, pour cette édition : Dead Can Dance, Terry Riley et Gyan Riley, Yaron Herman trio, Gisèle Vienne, Vicky Chow, Freddy Eichelberger, Nicolas Horvath, Pierre Rigal, Villeneuve et Morando feat Vacarme, Samuel Boré, Maya Dunietz, Unicorn (Mélaine et Elie Dalibert), Gabriel Kahane, James McVinnie, Ensemble 0 et Aum Grand Ensemble, Nitai Hershkovits, Etienne Jaumet, Michaël Levinas, Eve Risser, Eklekto et ensemble 0, Célimène Daudet, Saloli, Stradivaria - Ensemble baroque de Nantes, Hama, Ahmedou Ahmed Lowla, Gaëlle Coulon, Apparat.
Suite de Figaro, 2015 © Vera Molnár
Vera Molnár est une figure à part de la scène artistique française. Née à Budapest en 1924, elle s’installe en 1947 à Paris où elle se lie avec les avant-gardes avant de participer, en compagnie de François Morellet et Julio Le Parc notamment, aux activités du GRAV (Groupe de Recherche d’Art Visuel) entre 1960 et 1961. Fortement influencée par l’abstraction géométrique, dont elle s’approprie précocement le vocabulaire, c’est à travers l’usage des mathématiques, de la géométrie puis de l’informatique que son œuvre va trouver sa forme singulière. La programmation et le calcul deviennent en effet pour elle une méthode permettant d’introduire de l’aléatoire dans ses compositions aux formes et couleurs élémentaires. Figure discrète mais essentielle du paysage artistique, elle bénéficie depuis quelques années d’une attention renouvelée, et fut lauréate du prix d’honneur AWARE 2018 – ex-aequo avec Nil Yalter. Son œuvre, pionnière quant à l’usage des technologies numériques et des algorithmes, est actuellement mise à l’honneur dans le pavillon central de la biennale de Venise imaginée par Cecilia Alemani.
