Cultures contemporaines
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En partenariat avec les ateliers du doc Aujourd’hui, même si le cinéma documentaire est de plus en plus présent dans les salles de cinéma, de très nombreux films sont encore très peu (voire pas du tout) visibles en dehors de leur présence dans les festivals. Nous retrouvant avec notre partenaire, Les Ateliers du Doc, autour de cette envie de promouvoir le documentaire de création et de faire partager nos coups de cœur, nous avons décidé ensemble de programmer régulièrement au lieu unique des projections / rencontres, en privilégiant des films de réalisateurs européens. Nous tenterons ainsi de montrer la pluralité des regards, des écritures, de valoriser la richesse de la création et de générer des réflexions et des échanges en accompagnant toujours la projection d’une rencontre avec le réalisateur ou quelqu’un de son équipe. Cette année, nous amplifions ces rendez-vous : en septembre, avec une première participation à la manifestation Hors Format ; en novembre, avec la création d’un nouveau rendez-vous, Doc à LU, avant de partir à la découverte du cinéma documentaire italien contemporain. Troisième rendez-vous : Cinéma documentaire italien Il Futuro del Mondo Passa da qui, de Andrea Deaglio (Italie, 2010, 63’, VOSTF) En présence du réalisateur « Cela commence comme "Blow Up". Un jour d’automne embrumé, le réalisateur prend une photo d’un pont à la périphérie de sa ville. La beauté de ce paysage au carrefour de deux bras de fleuve ne masque pas longtemps une présence d’abord insoupçonnée : ces marges sont habitées. Sans les démunis, immigrés du sud de l’Italie, les gens du voyage et les drogués qui le fréquentent, ce no man’s land "serait une décharge", remarque un habitant. Que devient un squat de plein air quand il se sédentarise sur une durée de trente ans ? Une terre cultivable, dont Angelo, Gerardo et d’autres fermiers de fortune réclament la propriété. Le titre utopique du film propose de faire de cette marge un centre ; aux autres la frange. L’un des habitants, quand il évoque son ancien emploi de vigile, ne dit-il pas qu’il travaillait "dans l’enclave des gens riches" ? Pour le cinéaste, le centre du monde est ici, là où finit la route, où il n’y a plus que des pierres et de l’eau. D’où un dispositif sobre mais net : au paysage les plans fixes, aux habitants une caméra portée, curieuse des bricolages de chacun, cruciaux jusque dans leur minutie car ce sont autant de techniques de survie. Ces plans très peu dialogués alternent avec des récits individuels écrits sur fond noir – un choix formel qui adjoint au projet photographique inaugural une singulière qualité d’écoute. » (Charlotte Garson, Cinéma du réel, 2011) Andrea Deaglio est né en 1979 à Turin où il a étudié le cinéma et commencé à travailler dans l’informatique. En 2007 il réalise Nera – not the promised land, un documentaire sur une jeune femme originaire du Nigeria contrainte à la prostitution. — Mardi 5 mai 2015 à 20h30 — entrée libre futuro.jpgÀ Nantes, les Ateliers du Doc proposent régulièrement des rendez-vous au Dix, une salle associative du quartier de la Butte Sainte-Anne.

les rendez-vous passés

Premier rendez-vous : Hors Format, événement cinématographique de rentrée En partenariat avec Comptoir du Doc (Rennes) et Les Ateliers du Doc (Nantes). Hors Format est né de la volonté d’exposer des films qui trouvent moins facilement leur place dans les créneaux de programmation habituels, de par leur durée mais aussi du fait de leur écriture cinématographique traversée par d’autres formes plastiques. Du 22 au 25 septembre à Nantes, du 25 au 28 à Rennes, programme complet sur comptoirdudoc.org Correspondances vidéo Installation Quatorze réalisateurs rennais et nantais échangent, par le biais de la lettre vidéo, sur le thème « Entre chien et loup ». Ce travail cinématographique invente une relation entre documentaire, imaginaire, intimité et recherche. — lundi 22 septembre, de 15h à 19h — Du mardi 23 au jeudi 25 septembre, de 13h à 19h — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-horsformat0.jpgA Spell to Ward Off the Darkness, de Ben Rivers et Ben Russell (Fr/Estonie, 2013, 98’) Suivi d’une discussion avec Federico Rossin, critique, historien et programmateur de films indépendants Ce documentaire, présenté en exclusivité au lieu unique, dont le titre signifie « Un sort pour éloigner les ténèbres », suit un personnage, le musicien Robert A. A. Lowe, à trois moments distincts de sa vie : quand il est ermite dans la solitude de la Finlande septentrionale, membre d’une communauté sur une petite île d’Estonie et chanteur d’un groupe de black-métal néopaïen en Norvège. Le film, coréalisé par les artistes Ben Rivers et Ben Russell, peut se lire comme une proposition radicale : créer une utopie au présent. Il se situe à la frontière de la fiction et de la non-fiction. À la fois témoignage, expérience en soi et enquête dans la transcendance, il envisage le cinéma comme un lieu de transformation. — Mercredi 24 septembre à 20h30 — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-horsformat1.jpg

Deuxième rendez-vous : Doc à LU - Focus sur le cinéma belge Ce nouveau rendez-vous, moment privilégié pour appréhender l’extrême diversité de ce genre cinématographique, vous entraînera sur des chemins de traverse. Pour cette première édition, le cinéma belge s’invite à LU. Paradoxalement, ce petit territoire offre une production foisonnante et très inventive. Les regards sur le réel y sont multiples. Le 8 novembre, vous rencontrerez des réalisateurs aux écritures originales où se mêlent essai, poésie, découverte de soi et des autres ; des films qui naviguent entre réel et imaginaire, l’ici et l’ailleurs, non sans humour bien sûr... — Samedi 8 novembre de 11h à 22h30 — entrée libre Quand je serai dictateur, de Yaël André (Belgique, 2013, 90’) En présence de la réalisatrice À travers la figure d’un ami disparu et les bobines récupérées de films d’amateurs en Super 8, Yaël André signe d’éblouissantes variations sur le deuil, le temps qui passe, le cinéma et les vies qu’il permet d’inventer. Yaël André a étudié la philosophie et l’écriture de scénario avant de travailler à Berlin comme chercheuse et programmatrice de films. Elle alterne aujourd’hui films « de cinéma » et installations vidéo. Parmi ses films : Les filles en orange (2003), Chats errants (2007). — Samedi 8 novembre à 11h30 — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-belge1.jpgLe thé ou l’électricité, de Jérôme le Maire (Belgique/France/Maroc, 2012, 93’) En présence du réalisateur Dans un hameau isolé et enclavé au cœur du Haut Atlas marocain, au lieu de la route tant attendue, on vient y annoncer l’installation prochaine de l’électricité. Filmée durant plus de trois ans, cette attachante chronique d’une petite communauté confrontée à l’irruption de la modernité et des lois du commerce est en même temps une édifiante fable philosophique sur la notion de progrès. Après des études en journalisme et communication à l’université libre de Bruxelles et une formation en réalisation à l’Institut des Arts de Diffusion de Louvain-la-Neuve, Jérôme le Maire mène une carrière d’assistant réalisateur puis passe à la réalisation de documentaires. Parmi ceux-ci : Où est l’amour dans la palmeraie ? (2007) et Le Grand Tour (2011). — Samedi 8 novembre à 14h — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-belge2.jpgTable ronde : la créativité du documentaire belge (Belgique/France/Maroc, 2012, 93’) Autour de Javier Packer-Comyn, secrétaire général du Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles, directeur du Cinéma du Réel de 2008 à 2012, les réalisateurs Yaël André, Jérôme le Maire et Eric Pauwels. — Samedi 8 novembre de 16h à 17h — entrée libre L’argent raconté aux enfants et à leurs parents, de Claudio Pazienza (Belgique/France, 2002, 53’) Sur le mode d’une fable humoristique et pince-sans-rire, ce film scrute la métallique maigreur d’une pièce de monnaie et raconte – par bribes – l’histoire d’une famille ouvrière incapable de conjuguer besoins, désirs et moyens. De père en fils, on vit donc dans l’angoisse de la dette. Cela inquiète évidemment le fils (l’auteur du film), bientôt père à son tour. Après un diplôme en ethnologie européenne à l’université libre de Bruxelles, Claudio Pazienza s’initie au cinéma en fréquentant assidûment la Cinémathèque Royale de Belgique et en tournant des courts métrages en Super 8 puis en 16 mm. En 2003, la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou lui consacre une rétrospective. Parmi ses films : Esprit de bière (2000), Scènes de chasse au sanglier (2007), Exercices de disparition (2011). — Samedi 8 novembre à 17h — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-belge3.jpgLes films rêvés, d’Éric Pauwels (Belgique, 2010, 180’ – diffusé en 2 parties avec pause) En présence du réalisateur Un jour, un homme, un cinéaste, fait un rêve : il rêve qu’il fait un film qui contiendrait tous les films qu’il a rêvé de faire. « C’est l’histoire d’un homme qui se retire dans la petite maison au fond de son jardin. Au gré des saisons, avec le temps qui passe, il s’abandonne aux voyages, ces voyages que l’on fait autour d’une chambre, en compagnie de souvenirs et d’objets amis. Les Films rêvés demande du spectateur un abandon sans concession, une complicité totale. Cinéma de l’impossible, il nous demande d’y croire, de faire corps avec lui, d’être de toutes les utopies comme on est de toutes les histoires. » Philippe Simon Cinéaste, ethnologue, disciple de Jean Rouch, Éric Pauwels est l’auteur de documentaires ethnographiques sur les danses de possession, de films sur la danse contemporaine puis de documentaires de plus en plus personnels, comme Lettre d’un cinéaste à sa fille (2000). — Samedi 8 novembre de 18h30 à 20h et de 20h30 à 22h — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-belge4.jpgDans le cadre du Mois du Film documentaire, manifestation nationale qui permet de valoriser la richesse du documentaire de création en faisant découvrir des œuvres rares ou peu diffusées. Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International et du Centre Wallonie Bruxelles à Paris

Troisième rendez-vous : Cinéma documentaire italien Mare Magnum, de Letizia Gullo et Ester Sparatore (France/Italie, 2014, 73’) En présence de Letizia Gullo La campagne électorale houleuse de la candidate écologiste aux municipales, Giusi Nicolini, sur l’île de Lampedusa, offre un point de vue inédit sur cette île devenue, malgré elle, le cimetière de l’immigration africaine en Europe. Plutôt que de partir de la représentation médiatique (les migrants en transit, les structures d’accueil impropres à l’afflux), Letizia Gullo et Ester Sparatore emboîtent le pas à Giusi Nicolini, dont l’écologisme et le métier d’origine (elle dirigeait la réserve naturelle du cru) la placent à l’écart du maelström politicard dont le film se fait aussi l’écho en quelques scènes drolatiques. Après des courts métrages et installations vidéo, tels Asile (2004) et Fuori Longo (2005), Ester Sparatore réalise, avec Alessia Porto et Stefano Savona, Palazzo delle Aquile (Grand Prix du Cinéma du Réel 2011). Entre 2009 et 2010, Letizia Gullo et Ester Sparatore ont déjà collaboré à la réalisation avec Il pane di San Giuseppe, un projet de Stefano Savona. — Mardi 16 décembre à 20h30 — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-mare.jpgPalazzo delle Aquile, de Stefano Savona, Alessia Porto, Ester Sparatore (France/Italie, 2011, 2h08) Grand Prix du Cinéma du Réel 2011 En présence de Stefano Savona Des familles récemment expulsées occupent le Palais Municipal de Palerme en Sicile : elles n’en partiront pas tant qu’on ne leur aura pas attribué une maison. Or des maisons il y en a, récemment confisquées à la mafia. Ce pourrait n’être qu’un documentaire politique, suivant jour après jour la lutte de ces familles en nous donnant à voir les enjeux d’un combat légitime récupéré ou dénigré par les partis politiques locaux. Mais c’est beaucoup plus que cela. La mise en scène nous plonge dans un récit éminemment cinématographique. Surtout, le film nous engage dans une réflexion universelle sur le sens et le rôle de la politique dans toute démocratie, nous donnant à voir les rouages d’un système par nature impropre à s’emparer de toute dimension humaine. (Stéphane Arnoux, cinéaste) « Ce film pose d’innombrables questions, sans dogmatisme, et en jouant avec finesse du comique, de l’épique, du film de mafia, pour mettre en scène une tragédie humaine. Résister, et prendre position – par la parole et dans l’espace – tel est l’enjeu de ce film. » (Critikat) Stefano Savona, né à Palerme, a étudié l'archéologie à Rome et a participé à plusieurs missions archéologiques au Soudan, en Égypte, en Turquie et en Israël. À partir de 1995, il travaille comme photographe indépendant ; depuis 1999, il se consacre à la réalisation et à la production de films documentaires et d'installations vidéo. Parmi ses films : Carnets d’un commandant kurde (2006) ; Plomb durci (2009) ; Tahrir, place de la Libération (2011). Ester Sparatore a réalisé des courts métrages et installations vidéo tels Asile (2004) et Fuori Longo (2005). Elle est la coréalisatrice, avec Letizia Gullo, de Mare Magnum (2014). — jeudi 5 février à 20h30 — entrée libre palazzo.jpg& aussi Le Monde après Fukushima par Kenichi Watanabe (Japon, 2012, 77') Dans le cadre de la manifestation "EchOs, des lectures qui résonnent" proposée par le Château des Ducs de Bretagne. Retrouvez le programme sur http://www.chateaunantes.fr Projection suivie d'une rencontre avec Michaël Ferrier, essayiste et romancier, auteur de Fukushima, récit d’un désastre (Gallimard, 2012), animée par Thierry Guidet, directeur de la revue Place Publique. http://www.tokyo-time-table.com Dans la région de Fukushima, après la catastrophe, la vie des habitants continue entre résistance et désespoir, en ayant conscience au quotidien de la pollution radioactive. Face au désastre et à l'irradiation dangereuse et sans fin, de nombreuses questions se posent sur la notion de risque nucléaire, sur la responsabilité de l'homme, de l’Etat, des médias. En enquêtant sur les lieux du désastre auprès des habitants et des élus, et en allant à la rencontre de médecins, sociologues, historiens, écrivains, le constat accablant nous interroge sur l'état du monde que nous voulons laisser à nos enfants. Kenichi Watanabe est un documentariste japonais, installé à Paris depuis 1997 où il a fondé la société Kami Productions. Il réalise depuis des documentaires pour France Télévisions et Arte. — Jeudi 2 octobre à 18h30 — entrée libre wp-content-uploads-2014-09-fuku.jpg
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