
Lorsque, dans les années 1920, le plasticien Oskar Schlemmer devient directeur de l’atelier de la scène au Bauhaus, son objectif est de transposer les récentes théories visuelles de Kandinsky dans des tableaux vivants. Espace, forme, couleur deviennent les notions fondamentales d’une recherche visuelle et chorégraphique où le costume peut tout autant entraver le mouvement que le transformer. Ce café chorégraphique placera au centre du débat ce « corps-figure d’art » du danseur métamorphosé en sculpture vivante. En quoi les pratiques d’arts visuels impactent-elles l’art vivant et impermanent du corps en mouvement ? Y a-t-il eu des temps forts historiques à ces préoccupations ? Des récurrences esthétiques ? À l’heure du numérique, de la robotique et de la conception 3D, que produisent ces transformations tangibles du corps concret du danseur sur la réception du spectateur ?
