
La ratification du traité de Maastricht, signé au préalable par le président Mitterrand et les autres chefs d’États membres de la Communauté économique européenne, a donné lieu à un référendum. C’était il y a trente ans. Le texte de ce traité, en fixant des critères limitant les déficits publics et la dette publique et en poussant à la privatisation de grands pans de l’économie, avait rencontré une opposition qui n’avait fait que croître dès le moment où les citoyens avaient pu en prendre connaissance. En 2022, qu’en est-il de cette Europe libérale, approuvée de justesse à l’époque ?
Benjamin Bürbaumer, maître de conférences en économie à Sciences Po Bordeaux. Il a récemment publié Le souverain et le marché (éd. Amsterdam)
